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Rules


Pour simplifier la vie de tous, nous rassemblons ici une somme d’informations concernant la sécurité et l’attitude à l’eau.

Chez GONG, nous défendons l’accès à nos sports, au spots et au plaisir pour toutes et tous. C’est dans notre ADN.
Nous sommes anti localisme et autres dérives autoritaires. C’est très clair.

Mais pour vivre ensemble, il faut des règles.

La première raison de ces règles et d’éviter les accidents.
Le deuxième est de vivre l’eau tous ensemble en harmonie.

Chez GONG nous pronons la liberté. Il nous semble important d’informer les gens ici de ce que sont les comportements à l’eau, les bons comme les moins bons.
En effet, nous constatons souvent que les soucis sur les spots sont liés à une méconnaissance de la part de chacun de certaines règles. Il y en a des officielles et des officieuses.

A aucun moment GONG ne prétend édicter des règles !!!
Ici, nous ne faisons qu’essayer de rapporter au plus juste un cadre global de pratique.

Chacun fait comme il veut. Nous ne prétendons absolument pas vouloir changer les pratiques. Nous essayons simplement et modestement de rescenser les grandes lignes d’usage des spots.

Nous avons conscience que certaines de ces règles peuvent déranger. Libre à chacun de faire comme il veut mais les débutants ont ici un panorama global des choses à faire et à éviter.

Les règles de bon sens :

La règle est la même pour tous et partout : le plus à l’inside à la priorité (le plus proche du point initial de déferlement de la vague).

Attention, des petits malins s’amusent à droper trop à l’inside par rapport à leur niveau de surf et se font enfermer à chaque fois. Ca s’appelle le jeu de l’intérieur. Au bout d’une heure, plus personne ne prend de vague sans se faire enfermer et l’épaule déroule seule, vierge de surfeur... Le summum de l’idiotie mais c’est souvent comme ça. Dans ce cas, ceux qui partent sur l’épaule sont accusés de griller la priorité et de faire tomber la vague. Pas faux mais en réalité ce sont les seuls qui sont bien placés. Une discussion s’impose donc pour que chacun reprenne sa place.La règle est la même pour tous : le plus à l’inside à la prio.

En revanche, certains surfeurs de bon niveau sont capables de partir très à l’inside et de passer haut la main alors que vous auriez juré le contraire. Soyez hyper attentif car souvent on ne les voit qu’au dernier moment. Regardez bien autour de vous qui rame et qui fait quoi et quelles sont leurs solutions de surf. Anticipez.

D’autres connaissent bien la règle et partent sur la vague plus près du bord que vous et après vous et revendiquent l’inside puisqu’ils sont au moment où vous les croisez effectivement plus à l’inside. Mais à l’origine, vous étiez parti plus à l’inside qu’eux. Bref, c’est une faute de rame grossière et bien connue en compete. Vraiment naze.

La vraie règle c’est de respecter les autres. On peut être prioritaire et pour autant laisser des vagues aux autres. Dans la pratique la règle qui de fait s’impose c’est que le meilleur prend tout !!! A ce jeu là, pas simple de progresser pour ceux qui sont derrière... Certains diront qu’ils sont à bonne école et qu’un jour ça en fera des killers... Pas très malin.

Nous préfèrons penser que les mecs vraiment bons ne sont pas des idiots et qu’ils partagent. C’est vrai sur 80% des spots mais pas partout malheureusement.

De plus, ça n’est pas parce que quelqu’un vous laisse partir une fois devant lui qu’il faut considérer que cela devient la règle !!! Soyez sympa et rendez lui la politesse quand vous en aurez l’occasion en lui laissant une bonne vague avec le sourire.

Une des pires choses à l’eau est souvent l’anarchie. Sortir des règles parce qu’on est cools est souvent pervers. Les accidents arrivent plus vite. Les mauvaises habitudes s’installent. Et quand un nouveau arrive il ne comprend plus rien et de fait se permet tout et n’importe quoi puisque les règle n’existent plus.

Quand il y a un problème, le mieux est d’en parler. Il y a surement des non dits qui pourrissent la vie de tous. Discutez quand les gens sont assez détendus pour recevoir un message. Certains préfèrent aboyer et jouer à celui qui a la plus longue. Cette attitude est ridicule et à bannir. Même si elle peut apparaitre légitime à certains, c’est toujours stupide.

Dans la même catégorie de remarques, il faut bannir les cris, sifflements et autres comportements de singes hurleurs ;-) Il y a des moyens plus détendus de prévenir les gens qu’ils dérangent ou qu’ils vont faire une bétise !!!

Pour en revenir aux règles officieuses, il y a celle du tour. Chacun prend une vague et au suivant. Celui qui foire se doit de reprendre la queue depuis le début, même s’il a raté la vague à la rame. L’intention manifeste de prendre une vague vaut vague prise ! Peu importe ce qui se passe après. C’est une marque de respect envers les autres que de refaire la queue et de jouer fair play.

Un autre règle officieuse veut qu’on laisse partir celui qui est le mieux placé. Si on est très à l’inside et que ça ferme, il faut avertir celui qui est sur l’épaule qu’il peut partir à notre place.

Le but de tous doit être simple : ne jamais gacher de vague. Quand on dit gacher, cela veut dire ne jamais rater une vague pour des raisons idiotes. Tomber dans la vague n’est jamais un problème pour les autres parce que tomber veut dire qu’on a essayé un truc. Essayer c’est progresser et ça va dans le sens de tous. N’ayez pas peur de tomber. En revanche, évitez de laisser des vagues filer sans les donner aux autres.
Les vagues sont un support rare et donc précieux pour les amoureux du surf...

Une autre règle est de ne pas faire le boulet dans l’eau. Genre celui qui reste toujours en travers le sourire aux lèvres. Ce gars là est super gentil mais il gène les autres et prend de gros risques. Il faut qu’il se mette dans la queue et qu’il drope là où les autres dropent. Franchement, ça détend tout le monde et ça fera progresser monsieur Boulet ;-)))) (On rigole.)
Ce gars là c’est aussi celui qui traine dix minutes dans l’inside en vrac. Si un autre tombe, c’est sur lui qu’il finit. Du coup les mecs qui savent ce qu’ils font ne partent pas ou tempèrent leurs ardeurs et ça leur met les boules car le spot est bloqué. Comment éviter ça quand on n’arrive pas à s’en sortir vite ??? Il faut bien analyser la situation, ne pas hésiter à faire le tour, à revenir plus près du bord pour mieux repartir. Bref, il faut gérer la situation et décider. Subir est la pire des choses car elle vous met en danger.

Tant que nous sommes dans les règles officieuses, une d’entre elles vaut de l’or : attention à son attitude dans l’eau.
Le top de l’attitude : on ne parle pas, on est polis quand même, on ne crie pas, on ne fait pas de bruit, on ne brasse pas d’eau pour rien, et on bouge le moins possible. En clair on se fait discret ;-)
Ca peut paraitre stupide et pas très fun mais essayez de surfer dans du gros et vous verrez que cette attitude vous viendra naturellement. Alors c’est vrai qu’on a tous envie de crier avec les copains notre joie débordante... mais nan, fo pa !!! C’est comme ça. Le surf a ce côté mistique et zen que les gens aiment trouver à l’eau.
Soyez rassuré dans 40cm, tout le monde s’en fiche. On est là pour rigoler et partager. C’est simplement pour expliquer que la mentalité surf s’apprivoise et s’apprend, et que pour le bien de tous il y a des codes.

Concernant les gars qui bloquent le pic. Déjà, il n’y a pas de danger à être rail contre rail. Ensuite, si vous restez à l’écart, vous ne ferez jamais votre place. Si les gars sont règlos, ils vous accepteront et vous donneront des conseils. Si ça ne se passe pas comme ça, vous êtes mal ;-)

Pour finir, on ne rame pas sur une vague sur laquelle quelqu’un rame déjà et est prioritaire par rapport à vous. Même si vous pensez qu’il va la rater, ne ramez pas. Au pire, vous allez lui lacher la planche dans la tête. Au mieux vous allez faire écrouler la vague devant lui et lui gacher sa vague. Ca n’est pas à vous de juger si untel est capable de la prendre ou non.

En revanche, quand vous voulez prendre une vague, manifestez le clairement, ne soyez pas timide. Vous avez attendu, elle est à vous alors allez y et faites en sorte que personne n’en doute. La suite est une autre histoire qu’elle se passe bien ou non.
Et si vous avez commencé à ramer sur une vague sur laquelle vous êtes prioritaire, ne la laissez pas passer en ramant comme un escargot ou en snobant ce qui s’offre à vous. Les autres l’auraient peut être aimée alors ne gachez pas ! Si vous ne la sentez pas, annoncez clairement aux autres et suffisamment tôt que vous leur laissez. Ils apprécieront.

Respecter tout ça, c’est vraiment le plus compliqué dans le surf mais c’est aussi ce qui fait que ça ne part pas dans tous les sens.

Souvenez vous qu’il vaut mieux débuter sur une vague "pourrie" tout seul que sur une vague magique à 15 pax.

Enfin, faites attention aux baigneurs. Ils sont souvent totalement inconscients des dangers. C’est donc à vous de le leur dire et de les protéger. Pensez surtout aux enfants qui barbottent dans les mousses en fin de vague !!!

Les règles SUP :

Elles sont identiques aux précédentes. Toutefois, il faut y ajouter quelques règles de bon sens.

Tout d’abord la dangerosité du matériel. Celui ci est lourd et dispose de beaucoup d’inertie. En cas de contact violent avec quelqu’un les dégats sont lourds. Même dans une vague minuscule les risques sont grands.
Il faut donc toujours porter un leash, ne jamais lacher son matériel quand il peut être entrainé vers les autres, et surtout il faut anticiper encore plus qu’en surf.
Le SUP permet de voir de loin alors ne restez pas dans votre bulle quand vous ramez. Regardez autour de vous et loin devant. Si un danger se précise, mettez tout en oeuvre pour l’éviter à commencer par refuser la vague ou en sortir.
Lorsque la collision avec un autre est inévitable, ne sautez pas lachement en jetant votre matériel sur l’autre !!! Freinez au maximum pour minimiser l’impact. Cela se traduit souvent par cabrer la planche fortement.

La pagaie présente un grand danger pour vous et les autres. Quand vous l’avez laché le danger est faible. C’est lorsque vous l’avez en mains qu’elle est une arme dangereuse.
Arrondissez les bords s’ils sont coupants. Ne passez pas votre pagaie trop près des gens !!! Et quand vous tombez évitez qu’elle ne vous fasse des clefs de bras.
Enfin, elle se trouve souvent entre vous et le fond ou entre vous et la planche quand vous tombez. Le risque qu’elle vous casse à la figure ou que vous vous empaliez dessus existe et il faut toujours éviter qu’elle ne se bloque. Tenez la loin de vous et lachez la si vous avez peur.

Souvenez vous qu’en SUP comme en surf, la première victime potentielle c’est vous. Protégez vous. Mettez les bras et les mains devant le visage et sur la tête lors de chaque chute !!!
N’utilisez pas de dérives trop coupantes. Méfiez vous toujours de vos dérives et de la planche. Ne mettez jamais votre planche entre la vague et vous sinon c’est nez cassé assuré !!!

Dans la pratique, le SUP est compliqué pour passer la barre. Ne passez donc pas au milieu des autres surfeurs. Vous leur feriez courrir de grands risques. Faites le tour, c’est mieux pour tout le monde.

Le SUP permet de voir les vagues de loin et en général de partir tôt. N’en profitez pas pour griller toutes les vagues. Les règles de courtoisie et de partage s’appliquent à vous aussi.
Evitez de brasser de l’eau et de foncer à la rame de vague en vague. C’est très énervant pour les autres. Ramez détendu une fois au large et attendez votre tour.

Le SUP permet de discuter debout et invite à se parler de loin. Ne hurlez pas sur le spot. Vos histoires n’intéressent peut être pas les autres surfeurs, surtout si c’est pour raconter votre dernière vague...

Evitez de former un clan de SUP. Cet atroupement est impressionnant pour les surfeurs et finira peut être par les rendre agressifs. Essayez de répartir vos départs sur les vagues quand vous êtes nombreux pour donner l’impression d’être moins omniprésents. Quand un remonte la barre, l’autre surfe etc... Pas simple de passer inaperçu debout sur une planche de 12’ ;-)

Ramez debout !!! Ce sport s’appelle du stand up, ça veut dire ce que ça veut dire ;-) Evitez de prendre une planche trop petite dans le magasin et de passer systématiquement la barre à genoux, ça n’a pas de sens, autant faire du surf. Ca pourrait être perçu comme un manque de respect pour ce sport et pour les autres surfeurs.
ATTENTION : la sécurité passe avant tout. Si ramer allongé ou à genoux s’impose dans une situation dangereuse, faites le !!!
En revanche, essayez de ridez du matériel et des spots adaptés à votre niveau pour rester debout le plus possible et garder ceci en tête comme un but.
De même, forcez vous à rider debout 100% du temps car vous verrez que c’est aussi facile voir plus que à genoux, et certainement moins risqué dans les mousses ! C’est une question d’apprentissage. Ceux qui apprennent à ramer la majeure partie du temps debout ne voient aucune utilité à passer allongé ou à genoux sauf dans des situations dangereuses. Etre debout doit être un objectif pour tous, quel que soit son niveau.

Attendez les vagues debout ! On a pu lire que pour respecter les surfeurs il était de bon ton d’attendre les vagues assis. Ca n’est pas certain car si le jeu est d’être debout, il faut le jouer jusqu’au bout. Vous fatiguerez peut être plus vite et sortirez plus vite de l’eau mais vous aurez la fierté d’avoir ridé debout tout du long. C’est le jeu du stand up et c’est un challenge génial.
Alors, si vous êtes fatigué ou que vous voulez discuter avec un surfeur, personne ne vous en voudra de vous assoir !!!
Etre debout est simplement le premier challenge du SUP, bien avant surfer. C’est ce qui fait que le SUP est du SUP. Il faut passer du temps à se balader pour se faire la main et travailler son équilibre. Etre à l’aise debout ne se fait pas en un jour mais c’est un super objectif.

Attention au courant et au vent qui en stand up vous emportent facilement. Ne vous laissez pas tirer vers les autres ou vers des dangers. Réagissez tôt et écartez vous franchement.

Assurez vos virages. Se retourner pour prendre une vague est compliqué en SUP. C’est souvent là qu’on tombe. Alors entrainez vous sur le plat les jours calmes pour être sûr de vous au pic. Rien n’est plus désagréable pour un surfeur que de voir un SUPer se retourner et tomber sur une belle vague et qu’il soit trop tard pour le surfeur pour la prendre...

Le SUP a ses risques et ses règles. Pensez y sans trop vous prendre la tête non plus.

Voici un dessin très clair si vous y passez un peu de temps.
Nous n’en sommes pas les auteurs et ne connaissons pas l’auteur, désolé. Mais nous respectons ses droits, source Facebook.

Les règles officielles :

GONG n’a pas capacité à éditer des règles. Donc pour l’information de toutes et tous, voici un des textes édités par la Fédération Française de Surf disponible en ligne sur le site surfingfrance que nous nous permettons de citer dans son intégralité afin de prévenir les accidents et de pacifier les comportements.

Pour plus d’informations contactez la Fédération Française de Surf.

"REGLEMENTATION DE LA PLAGE ET DES ACTIVITES NAUTIQUES
RAPPEL : LOI DU LITTORAL

OBLIGATION DE SECURITE DU MAIRE
Loi N° 86.2 du 3 Janvier 86, relative à l’aménagement , à la protection et la mise en valeur du littoral.

- Sur la plage
L’accès des piétons aux plages est libre sauf si les motifs justifiés par des raisons de sécurité, de défense nationale ou de protection de l’environnement nécessitent des dispositions particulières. L’usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages.
Sur sa Commune le Maire réglemente par des arrêtés municipaux. Sauf autorisation donnée par le représentant de l’Etat dans les Départements, après avis du Maire, la circulation et le stationnement de véhicules terrestres à moteur ou autres que des véhicules de secours, de police et d’exploitation sont interdits, en dehors des chemins
aménagés, sur le rivage de la mer, sur les dunes et les plages appartenant au domaine public ou privé des personnes publiques lorsque ces lieux sont ouverts au public
* Dans l’eau
Le Maire exerce la police des baignades et des activités nautiques pratiquées à partir du rivage avec des engins de plage et des engins non immatriculés. Cette police s’exerce en mer jusqu’à une limite fixée à 300 m à compter de la limite des eaux.
Le Maire réglemente l’utilisation des aménagements réalisés pour la pratique de ces activités.
Il pourvoit d’urgence à toutes les mesures d’assistance et de secours.
" Le Maire délimite une ou plusieurs zones surveillées dans les parties du littoral présentant
une garantie suffisante pour la sécurité des baignades et des activités nautiques mentionnées
ci-dessus. Il détermine des zones de surveillance (zones entre les panneaux " abeilles ") et des
périodes de surveillance. Hors des zones et des périodes ainsi définies, les baignades et
activités nautiques sont pratiquées aux risques et périls des intéressés ".
Le Maire est tenu d’informer le public par une publicité appropriée, en Mairie et sur les lieux
où elles se pratiquent, des conditions dans lesquelles les baignades et les activités nautiques
sont réglementées, ainsi que des résultats des contrôles de la qualité des eaux de ces baignades
accompagnées des précisions nécessaires à leur interprétation.
La coordination de la mise en oeuvre opérationnelle de l’ensemble des moyens de secours
pour la recherche et le sauvetage des personnes en détresse est assurée sur l’ensemble des
eaux maritimes par l’autorité de l’Etat.
Les organismes de secours et de sauvetage en mer sont agréés par l’Etat.

REGLEMENTATION DES ACTIVITES NAUTIQUES
1 - Activités nautiques
Le surf et ses disciplines associées sont considérés comme des activités nautiques. Le pouvoir de police des activités nautiques du Maire lui donne la possibilité de prendre des arrêtés
municipaux concernant les conditions de pratique des activités nautiques sur sa Commune, en
vue " d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique " ( Art. L 2212 - 1 et
L 2212 - 2 du Code Général des Collectivités Territoriales).
Ces arrêtés municipaux doivent être portés à la connaissance des usagers par voie d’affichage
en Mairie et sur les lieux de baignades (accès à la plage).
2 - Baignades
Les baignades sur les plages maritimes peuvent se répartir en 3 catégories :
* Celles qui sont interdites par le Préfet pour un ensemble de Communes ou par le Maire dans
une Commune déterminée en raison d’un danger exceptionnel.
* Celles qui sont aménagées par la Commune , soit en régie soit en concession ou par un propriétaire privé.
* Celles où le public peut se baigner librement mais à ses risques et périls.
Baignades interdites
Le principe de liberté d’accès au domaine maritime ne s’oppose pas à ce qu’un Maire ou un Préfet interdise les baignades sur les portions de plage dangereuses.
Les emplacements présentant des dangers particuliers, anormaux, doivent être interdits et signalés, tout défaut de signalisation entraînant, en cas d’accident, la responsabilité de la
Commune quand le danger est manifeste.
Baignades libres mais aux risques et périls de l’intéressé
Quand un lieu de baignade ne présente pas de dangers particuliers (bancs de sable mouvants,
rochers, tourbillons,...) la baignade peut être laissée libre mais, faute d’aménagements et de
surveillance, elle ne peut que s’effectuer aux risques et périls des nageurs en dehors de la zone
de responsabilité.
Baignades aménagées
La Commune ne se dégagerait pas de sa responsabilité, en matière de surveillance de plage
publique, en instituant une zone spéciale de surveillance des bains. En effet sa responsabilité
peut se trouver engagée en cas de faute lourde, même en dehors de la zone de surveillance.
Les emplacements aménagés à l’usage de baignades font l’objet d’arrêtés préfectoraux ou
municipaux pris sur la base de l’arrêté type annexé à la circulaire N° 380 du Ministère de
l’Intérieur du 11 Juillet 66.
• la signalisation doit être concrétisée par des marques permanentes de la zone littorale ou
riveraine surveillée. Les zones dangereuses et les obstacles insoupçonnables doivent être
signalés.
• Le fonctionnement continu sur les lieux dans le cadre d’un horaire déterminé, d’un service de
surveillance et d’intervention immédiate doit être assuré.
• Une liaison avec un centre de secours doté de moyens de réanimation et d’évacuation doit
être prévue
3 - Signalisation
Le drapeau rouge : La baignade est interdite.
Ce drapeau peut être employé non seulement pendant les heures de surveillance, mais encore
éventuellement en dehors de ces heures.
Pour les surfeurs les drapeaux rouges constituent une information. Toute pratique se fait aux
risques et périls de l’intéressé.
La pratique du surf peut être interdite par arrêtés préfectoraux ou municipaux pour motifs
particuliers (pollution, épaves,….)
Le drapeau orange : La baignade est dangereuse mais surveillée
Il est nécessaire alors d’observer la plus grande prudence.
Le drapeau vert : La baignade ne présente pas de dangers particuliers et est surveillée.
Le choix du signal à hisser à tel ou tel moment en fonction du danger ou de l’absence relative
de danger sera fait sous la responsabilité du Maire, autorité de Police.
Lorsque le pavillon :

- n’est pas hissé en haut du mât, le public pourra se baigner à ses risques et périls.

- est abaissé en cours de surveillance cela veut dire que les services de secours procède à une
intervention. Les surfeurs se doivent alors d’apporter autant que faire se peut leur aide aux
secours engagés.

REGLEMENTATION DE LA PRATIQUE DU SURF
Le Surf est un terme générique qui définit " les activités pratiquées dans les vagues ". Une vague est une onde qui se déplace sur un plan d’eau pour déferler in finé sur la côte maritime.
Le Surf regroupe l’ensemble des disciplines suivantes :
Surf
Bodyboard
Longboard
Kneeboard
Skimboard
BodySurf
Paddle board
Surfing canoë
Surf tracté (Tow-In)
Toute personne qui utilise l’énergie d’une vague pour se faire porter, peut donc être considérée
comme un surfeur.

CARACTERISTIQUES DES DISCIPLINES ET PRATIQUES DE LA FFS

- Un surfeur, un longboardeur, un kneeboardeur est un pratiquant qui utilise des planches en
polyester ou en mousse, de longueurs variées. Ces planches sont reliées aux pieds des
pratiquant par un leash.

- Un bodyboardeur est un pratiquant qui utilise une planche de bodyboard en mousse. Ces
planches sont utilisées avec des palmes et un Leash

- Un Skimboardeur est un pratiquant qui utilise une planche en polyester ou en bois.

- Un Bodysurfeur est un pratiquant qui utilise des palmes et accessoirement des plaquettes
pour prendre des vagues.

- La pratique du Tow-In consiste à lancer un surfeur sur une vague à l’aide d’un engin
motorisé.
Les pratiquants de ces disciplines qui respectent les caractéristiques ci-dessus, sont considérés
comme des surfeurs autonomes.
Les utilisateurs de tout autre engin permettant de prendre des vagues et ne correspondant pas
aux caractéristiques définies ci-dessus, ne sont pas considérés comme des surfeurs . Pour des
raisons de sécurité, l’accès à la zone de baignade pourra être autorisé à ces utilisateurs
(planches en polystyrène, matelas pneumatiques,..) ou des zones de pratique spécifiques
pourront être balisées. Il pourra en être de même pour des pratiquants débutants des
disciplines présentées ci-dessus, considérés comme des surfeurs non autonomes.

REGLEMENTATION DU SURF
Il est interdit de surfer dans la zone de baignade surveillée .
La pratique des activités définies ci-dessus doit se faire hors des baignades dans le respect des
règlements techniques (règles de sécurité, de priorités, etc…), conformément aux attributions
accordées par la délégation de pouvoir du Ministère de la Jeunesse et des Sports à la
Fédération Française de Surf.
Toute personne utilisant un engin tel que planche de surf, de bodyboard (en mousse, en
polyester, ou en bois), de skimboard…, ne peut être considérée comme un baigneur.
Pour assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique, le Maire pourra
prendre la décision d’aménager des zones réservées aux pratiquants débutants de ces activités.
Il est vivement déconseillé de surfer par temps d’orage
Les surfeurs doivent assistance à toute personne en danger

REGLES DE PRIORITE EN SURF LIBRE ET EN SURF ECOLE
D’après les statistiques la plupart des accidents de surf sont dus à la collision de 2 surfeurs. La
jurisprudence dominante considère qu’en matière de surf, les règles de la F.F.S., ayant
vocation à s’appliquer conformément à la délégation de pouvoir pour organiser et réglementer
la pratique du Surf accordée à la FFS par le Ministère de la Jeunesse et des Sports.
1 - Règles de priorité essentielles concernant les problèmes de sécurité

- La règle de base ne tolère qu’un seul surfeur par vague à moins que 2 surfeurs n’empruntent
sans se gêner des directions radicalement opposées.

- Dans le cas où une vague déferle dans une seule direction c’est le surfeur le plus au pic de la
vague qui est prioritaire pour toute la durée de son surf.

- Un surfeur qui a pris possession de la vague est prioritaire sur un surfeur qui rame vers le
large. En conséquence, le surfeur qui remonte au large doit contourner la zone de surf.
2 - Règles complémentaires de convivialité

- Lorsqu’un surfeur placé le plus au pic, au point initial de take-off a pris possession de la
vague, il est prioritaire de la vague pour toute la durée de son surf, même si derrière lui un
autre surfeur fait un take-off dans la mousse (snaking).

- Si au point initial de take-off, la droite et la gauche sont aussi valables l’une que l’autre, la
priorité reviendra au premier surfeur en action qui fera une manoeuvre dans la direction
choisie. Un deuxième surfeur peut donc partir dans la direction opposée sur la même vague.

- Lorsque 2 pics séparés bien précis, éloignés l’un de l’autre, se rejoignent à un endroit
quelconque de la vague, bien que chacun des surfeurs soit à la position le plus au pic, à
l’approche d’un point de rencontre, ils ne doivent pas se croiser et sortir de la vague afin
d’éviter tout risque de collision.

- Un surfeur placé le plus au pic ne doit pas être gêné par un autre surfeur qui rame pour
prendre la même vague.

- En cas de risque de collision, il est toujours conseillé au surfeur prioritaire de passer derrière
le surfeur gêneur et non pas devant lui et de faire le maximum pour l’éviter. Le surfeur gêneur
fera tout son possible pour tenir sa planche en passant sous la vague (Canard) et non pas, en la
repoussant vers le surfeur prioritaire.
3- Collisions
L’Article 1384 du Code Civil précise que toute personne est responsable des choses dont elle
a la garde ou qu’elle utilise. Le surfeur qui heurte un surfeur ou un baigneur est donc présumé
responsable de l’utilisation de sa planche. Toutefois, dans certaines circonstances, les règles
de priorités définies ci-dessus pourront lui être opposées.

LE ZONAGE DES PLAGES
A - Rappels :
1) Autorité du Maire
" Le Maire exerce la police des baignades et des activités nautiques pratiquées à partir du
rivage avec des engins de plage et des engins non immatriculés (cas du Surf) jusqu’à une
limite fixée à 300 m à compter de la limite des eaux " .
" Le Maire délimite une ou plusieurs zones surveillées dans les parties du littoral présentant
une garantie suffisante pour la sécurité des baignades et des activités mentionnées ci-dessus. Il détermine les périodes de surveillance,....".
(Cf : les arrêtés municipaux qui peuvent différer d’une Commune à l’autre)
2) Le principe de liberté de baignades :
Le principe du droit, est celui de la liberté. Chacun est donc libre de se baigner ou des
pratiquer des activités nautiques sur les plages du domaine public sauf si, pour diverses
raisons, l’autorité administrative a pris des interdictions particulières l’interdisant en raison des
dangers que présente l’endroit. La contrepartie de cette liberté, c’est que la surveillance de ces
activités n’a pas à être effectuée.
La Fédération Française de Surf reste fondamentalement attachée au respect du principe de
liberté des baignade et de pratique du Surf, sur tout le domaine public maritime. Dès lors
celles-ci s’exercent aux risques et périls des intéressés.
Ce point est repris dans l’article L. 131 - 2 - 1 du Code des Communes complété par la loi du
3 Janvier 1986 lequel dispose " Hors des zones et périodes ainsi définies (zones surveillées,
périodes de surveillance), les baignades et activités nautiques sont pratiquées aux risques et
périls des intéressés. ".
B - Mise en place du zonage des activités
Il conviendra autant que possible pendant les périodes de surveillance, de donner satisfaction
aux utilisateurs du domaine public, baigneurs comme surfeurs, en essayant de préserver un
espace de pratique approprié, dans l’intérêt et la sécurité de chacun.
Il est très difficile de fixer une conduite commune à adopter en cas de zonage. Suivant la
configuration de leurs plages et les impératifs de baignades, certains auront intérêt à ce que
des zones spécifiques pour débutants soient délimitées. Ailleurs de telles mesures ne seront
pas forcément nécessaires. Dans tous les cas, il convient de privilégier le dialogue avec les
autorités municipales et les services de surveillance des baignades, de déterminer en
concertation l’opportunité et les modalités de mise en place de mesures adaptées.
Dans cet esprit, le zonage peut participer à une meilleure sécurité de certaines pratiques :

- celles concernant les débutants : surfeurs, bodyboardeurs

- celles concernant l’utilisation d’engins non répertoriés dans les règlements techniques des
disciplines concernées par la FFS : planche en mousse de polystyrène,…
Quelles que soient les mesures adoptées :

- Les Surfeurs devront impérativement respecter les zones surveillées de baignade ;

- Les Ecoles de Surf devront se signaler sur la plage en accord avec les services de secours
(fanions triangulaires verts avec au milieu un rond rouge)

- Dans le cas de zonage des plages, la signalisation utilisée devra être clairement différente de
celle utilisée pour la signalisation des Ecoles et des baignades. L’utilisation de drapeau Bleu
avec au milieu un rond Jaune, pour signaler des zones réservées aux débutants, nous semble
appropriée.

LE SECTEUR ECOLE DE LA F.F.S.

LES OBJECTIFS
Les deux objectifs essentiels sont :

- la qualité de l’enseignement,

- la sécurité des pratiquants.
La labellisation des Ecoles, mise en place par la Fédération répond à ces objectifs. Elle a pour
but de développer et de promouvoir la mise en place de structures Ecoles (sous forme
associatives ou privées) répondant à des critères de :

- qualité de l’accueil au sein des structures : information, locaux, matériels,...

- qualité de l’encadrement : moniteurs diplômés

- qualité de l’enseignement : sécurité, progression pédagogique,...
Les publics concernés :
Les disciplines concernées par la réglementation sont toutes les variantes du Surf, à savoir : le
Surfboard, le Bodyboard, le Longboard, le Kneeboard, le Skimboard, le Bodysurf.

EDUCATEURS - ANIMATEURS
Pour répondre au besoin de qualification des moniteurs pour enseigner contre rémunération, il
existe :
Deux diplômes d’Etat d’Educateurs :

- le Brevet d’Etat 1er Degré de Surf : Le titulaire de ce diplôme est un Educateur qui peut
enseigner contre rémunération et ouvrir à ce titre un établissement sportif d’enseignement du
Surf - Article 43 de la loi du 16 Juillet 1984 modifiée-

- le Brevet d’Etat 2ème Degré de Surf : ce diplôme élargit les compétences du BEES 1, à
l’entraînement, la gestion de structures, la formation de cadres.
Un diplôme Fédéral d’Animateur :
Le Brevet Fédéral 2ème degré :
Ce diplôme est inscrit au tableau B des diplômes de l’arrêté
du 4 mai 1995 modifié fixant la liste des diplômes ouvrant droit à l’enseignement,
l’encadrement et l’animation contre rémunération des activités physiques et sportives. Cette
homologation est valable, sous certaines conditions, jusqu’au 31 décembre 2000 - Instruction
00 056 JS du 31 Mars 2000).
Ces conditions sont les suivantes : " Encadrement du surf et du Bodyboard dans les
établissements affiliés à la Fédération Française de Surf ou agréés par elle, pendant les
périodes de vacances scolaires, à raison de 2 brevetés fédéraux pour un Brevet d’Etat exerçant
dans l’établissement ".
Les prérogatives attribuées aux titulaires de ce diplôme appellent certains commentaires,
concernant le champ de compétences de ces enseignants notamment en matière de pédagogie,
de sécurité et de lieu d’exercice :

- Le choix de la zone de surf, la constitution des groupes, le choix de la progression
pédagogique ne relèvent pas du champ de compétences des titulaires de ce diplôme mais de
celle du Brevet d’Etat.

- Le Brevet d’Etat doit être physiquement présent lors de toute situation d’enseignement des
brevetés fédéraux.

- Enfin au terme des Statuts et Règlement Intérieur de la Fédération Française de Surf, sont
considérés comme établissements affiliés ou reconnus (agréés) par elle, les Clubs affiliés et
les structures Ecoles labellisées.

LES LICENCES FFS
La délivrance d’une licence est un acte volontaire qui affirme l’engagement du titulaire à
pratiquer l’une des disciplines du Surf réglementées par la FFS et à se conformer à ses règles.
La Fédération propose à ses adhérents 4 types de licences :
La licence pratiquant :
Elle s’adresse aux personnes désirant pratiquer le surf ou l’une des disciplines associées dans
le cadre d’une activité autre que celle de faire de la compétition. Elle permet cependant de
participer aux compétitions internes du club. Sa durée est valable pour toute l’année en cours.
Elle assure le licencié en Responsabilité Civile, en garantie Individuelle Accident, en Garantie
Assistance.
La licence compétition :
Elle s’adresse aux personnes souhaitant participer aux compétitions fédérales nationales,
régionales ou départementales, ainsi qu’aux compétitions internationales de l’I.S.A. Sa durée
est valable pour toute l’année en cours. Elle assure le licencié en Responsabilité Civile, en
Garantie Individuelle Accident, en Garantie Assistance.
La licence Ecole :
Elle s’adresse à toute personne pratiquant le Surf ou l’une des disciplines associées dans le
cadre d’une formation pédagogique. Sa durée n’est valable que pendant les heures de cours.
Elle assure alors le licencié en Responsabilité Civile et en Garantie Individuelle Accident.
La Licence Dirigeant-Educateur :
Elle s’adresse plus particulièrement aux dirigeants des associations affiliées, aux responsables
des Etablissements agréés (Ecoles de Surf privées labellisées par la FFS), aux éducateurs
sportifs des Clubs ou Ecoles. Elle assure le licencié en Responsabilité Civile, en Garantie
Individuelle Accident, en Garantie Assistance.

NIVEAUX DE PRATIQUE
Dans le cadre de la labellisation des Ecoles de Surf, la Fédération Française de Surf a mis en
place 5 niveaux de pratique en Surf et en bodyboard déclinés dans les carnets de progression
pédagogique " Passeports Surf et Bodyboard ". A chacun de ces niveaux correspond un
diplôme.
Il s’agit du :

- Niveau 1 de pratique : 1ère mousse

- Niveau 2 de pratique : vague de bronze

- Niveau 3 de pratique : vague d’argent

- Niveau 4 de pratique : vague d’or

- Niveau 5 de pratique : niveau compétition

CREATION D’UNE ECOLE DE SURF
Les dirigeants de Clubs ou les responsables de structures privées doivent savoir alors, que
l’ouverture d’une Ecole de Surf est soumise à un certain nombre de contraintes : législatives,
réglementaires, d’encadrements, de fonctionnement et de sécurité.

OBLIGATION D’INFORMATION
Le Maire étant le responsable de la Police des plages et de la Sécurité sur le territoire de la
Commune, les personnes physiques ou morales désirant exercer une activité de type Ecole de
Surf, devront au préalable de toute activité ou installation, informer le Maire de leur intention.
Dans le cas d’une pratique de type Ecole itinérante, le responsable de l’Ecole devra informer
les Maires des différentes Communes sur lesquelles l’Ecole compte exercer.

OBLIGATION DE DECLARATION
Le décret N° 93-1101 du 3 septembre 93, fait une obligation de déclaration, auprès du Préfet
de son domicile, à toute personne physique ou morale désirant exploiter un établissement
visant à l’organisation et la promotion des activités physiques et sportives (et donc des Ecoles
de Surf).
Les déclarations seront adressées à la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports
qui établira à cet effet un registre permettant de recenser ces déclarations.
Pour les exploitants d’établissements :
La déclaration doit mentionner :

- les noms, prénoms, domicile, date, lieu de naissance, domicile de l’exploitant ou des
administrateurs et gérants si l’exploitant est une personne morale et dans ce cas la forme
juridique et la dénomination sociale et le siège de celui-ci.

- S’il s’agit d’une personne physique, une fiche d’Etat Civil, un extrait de casier judiciaire
(bulletin N°3) datant de moins de 3 mois et, s’il doit enseigner personnellement contre
rémunération les activités physiques et sportives, une copie de sa déclaration comme indiquée
ci-desssus.

- S’il s’agit d’une personne morale, la copie de ses statuts et un extrait du casier judiciaire
(bulletin N°3) datant de moins de 3 mois de chacun de ses administrateurs ou gérants.

- L’objet principal de l’Ecole, la nature des disciplines enseignées et les lieux où elles sont
enseignées ou pratiquées.

- Le cas échéant les noms, prénoms, date et lieu de naissances, titres et diplômes des
personnes devant enseigner contre rémunération.
Pour chacun des intéressés :
La déclaration annuelle doit mentionner les Nom, prénoms, date et lieu de naissance,
domicile, titres et diplômes.
Cette déclaration doit en outre être accompagnée :

- d’une fiche d’Etat Civil

- d’un extrait de casier judiciaire (bulletin N°3) datant de moins de 3 mois

- d’une copie certifiée conforme des titres et diplômes
Toute modification d’un des éléments énoncés ci-dessus doit être déclarée dans les mêmes
formes et dans un délai maximum d’un mois suivant le jour où elle est intervenue.
Les D.D.J.S. mettent des imprimés spéciaux à la disposition des déclarants pour remplir ces
formalités.
Les éducateurs ayant procédé à cette déclaration administrative recevront des DDJS une carte
professionnelle attestant qu’ils ont accompli cette formalité.

OBLIGATION D’ASSURANCE
L’article 37 de la loi du 16 Juillet 84 fait obligation aux établissements visant à l’organisation
et la promotion des activités physiques et sportives (et donc des Ecoles de Surf) de :

- souscrire un contrat d’assurance en responsabilité civile couvrant les exploitants, les
éducateurs et les élèves. Une garantie en Responsabilité Civile est incluse dans le contrat
d’assurance souscrit par la F.F.S. pour ses licenciés et associations affiliée.

- d’informer leurs adhérents de leur intérêt à souscrire un contrat d’assurance de personne
ayant pour but de proposer des garanties forfaitaires en cas de dommage corporels.
Une garantie Individuelle Accident est incluse dans les " licences écoles " de la F.F.S., d’où
l’intérêt pour les Ecoles de licencier systématiquement les élèves des Ecoles.

OBLIGATION DE DIPLÔMES
L’article 43 de la loi du 16 Juillet 84 stipule qu’à l’exception des agents de l’Etat pour
l’exercice de leurs fonctions " nul ne peut enseigner, encadrer ou animer contre rémunération
les activités physiques et sportives, à titre d’occupation principale ou secondaire, de façon
régulière ou saisonnière ou occasionnelle, ni de prendre le titre de professeur, d’entraîneur, de
moniteur, d’éducateur ou tout autre titre similaire, s’il n’est pas titulaire d’un diplôme inscrit en
fonction du niveau de formation auquel il correspond et des professions auquel il donne accès,
sur une liste d’homologation des diplômes des activités physiques et sportives ".
En ce qui nous concerne seules les personnes titulaires :

- d’un Brevet d’Etat 1er Degré de Surf

- du Brevet Fédéral 2ème degré homologué dans les conditions définis préalablement.
sont susceptibles d’entrer dans le champ de cet article.
Cas des ressortissants étrangers :
L’article 43.2 indique : " que les ressortissants d’un Etat membre de l’Union Européenne ou
d’un Etat faisant partie à l’accord sur l’Espace Economique Européen qualifiés pour exercer
légalement dans un de ces Etats mais non établis en France peuvent y exercer à titre occasionnel les activités professionnelles visées à l’article 43 sous réserve d’avoir effectué une
déclaration à l’autorité administrative préalablement à leur prestation en France ".
Le décret n° 96-1011 du 25 novembre 1996 relatif à la prestation des services d’éducateur
sportif pour les ressortissants d’un Etat membre de l’Union Européenne ou d’un autre Etat
partie prenante à l’espace Economique Européen est venu préciser le modèle de déclaration
administrative. (Ces textes ont été appliqués dans les Landes en 1999 suite aux contrôles des
ressortissants encadrant la pratique du Surf sur le littoral landais).
Enfin l’article 6 du décret du 3 Septembre 93, impose aux exploitants d’afficher les titres et
diplômes attestant de la qualification et de l’aptitude de l’enseignement contre rémunération
des personnes qu’ils emploient.

OBLIGATIONS DE SECURITE EN ECOLE DE SURF

ENCADREMENT
1 moniteur pour 8 élèves maximum à l’eau par conditions idéales.
C’est le moniteur (Brevet d’Etat) qui décide du nombre d’élèves à l’eau jusqu’au seuil de 8, en
fonction de leurs capacités et des conditions du milieu.

REGLES DE SECURITE
Il est rappelé que lors de l’ouverture d’une Ecole de Surf la première tâche des moniteurs
consistera à prendre contact personnellement avec les responsables de la sécurité des plages
(M.N.S.) et de les informer de leur activité.
• Les Ecoles de Surf doivent éviter d’enseigner sur les spots occupés.
• Dans la mesure du possible il est souhaitable que les Ecoles de Surf enseignent à l’intérieur
de la zone réglementée (quand elle existe et pendant les périodes de surveillance), en accord
avec les services chargés de la surveillance des plages.
• En Ecole de Surf, il est interdit de surfeur par temps d’orage avec foudre.
Les moniteurs sont les seuls responsables :

- du choix du site et de l’emplacement de leur activité

- du choix des élèves : ils devront vérifier au début de stage que ces élèves savent nager

- du choix du matériel d’intervention et du mode d’intervention en cas d’incident

MATERIEL PEDAGOGIQUE
Les planches seront de préférence en mousse ou shapées avec un nez arrondi le moins agressif
possible, équipées de protection molles type "Nose Guard".
Les dérives ne présenteront pas de bord exagérément tranchant.
Les planches ne présenteront pas d’accrocs et de parties coupantes susceptibles de blesser.
Les leachs seront systématiquement vérifiés et entretenus.
Le port de combinaison est obligatoire lorsque la température de l’eau est inférieure à 18° et
lorsque les conditions de mer sont difficiles.

MATERIEL DE SECURITE
Le moniteur devra avoir auprès de lui, au cours de sa leçon, une paire de palmes ou une
planche de surf ou une bouée-tube, lui permettant de porter secours.
A proximité immédiate (dans son local, son véhicule ou sur la plage), le moniteur devra avoir en sa possession :

- une trousse de premier secours.
Composition minimum d’une trousse de premier secours :
1 flacon BETADINE 125 cl
1 pansement à découper (1X6 cm)
2 pansements compressifs
1 coalgan (ouate hémostatique stérile)
1 bande (8 X 4 cm)
1 boite de compresse stérile (7 X 7 cm)
1 boite sparadrap (5 X 2 cm)
1 boite DOLIPRANE en comprimé (pas d’ASPIRINE) - Eviter les cachets
1 paire de ciseaux
1 gel d’ARNICA (40 g)
1 tube de BRULEX (30 g) pas de BIAFINE (cause allergies)
1 couverture
1 paire de gants

- un panneau visible du public sur lequel seront marqués les numéros de téléphone des
services de secours les plus proches : pompiers, M.N.S, Gendarmerie, Médecins,...

- un téléphone permettant d’alerter les services de secours (téléphone portable,…) ou un
moyen de liaison avec le poste de secours pendant les heures de surveillance des plages.

SECURITE ET RESPONSABILITE

LA RESPONSABILITE DE TOUT CITOYEN
Les références en ce domaine sont les articles 1382,1383,1384 du code civil.
Article 1382 : " Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer. "
Article 1383 : " Chacun est responsable du dommage qu’il a causé non seulement par son fait,
mais encore par sa négligence ou par son imprudence. "
Article 1384 : " On est responsable non seulement du dommage que l’on cause par son propre
fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes, dont on doit répondre.
Le code de la consommation précise également que " les produits et services doivent, dans les
conditions normales d’utilisation et dans d’autres conditions raisonnablement prévisibles par le
professionnel, présenter la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre et ne pas porter
atteinte à la santé des personnes ".

LES REGLES DE SECURITE COMME CONCEPT PEDAGOGIQUE PRINCIPAL
La sécurité des participants aux activités de glisse est un objectif permanent et prioritaire pour
tout éducateur sportif.
Si toute activité de glisse représente un risque en soit, risque accepté par les participants
engagés dans le cadre d’une activité normale (dans le respect des règles sportives et de
sécurité), il convient toutefois d’en minimiser au maximum l’étendue.
1 - La sécurité résulte de nombreuse interactions
La sécurité des activités de glisse dépend étroitement des interactions entre de nombreuses
variables liées au site, au matériel, à l’encadrant et aux participants.
2 - L’obligation de moyens
Il est impossible de palier à tous les risques (chutes, chocs,….). De même rien ne sert
d’enseigner le meilleur système sécuritaire si sa sophistication est telle qu’elle risque très
souvent d’entraîner l’erreur. Il vaut mieux mettre en place des procédures simples mais
néanmoins efficaces.
L’éducateur a une obligation de moyens pour assurer la sécurité de son groupe. Il doit donc
apprécier et mettre en place, selon les conditions rencontrées (environnement, niveau des
élèves,...) les moyens qu’il juge nécessaires pour assurer la bonne sécurité de son groupe :

- matériel de secours : planches, palmes,…

- trousse de secours

- moyens de communication

- enseignement à proximité d’un poste de secours

- mise en place de test de natation ou de bodysurf en début de stage

- information des participants sur les dangers potentiels : courants,…

- Etc,…

SECURITE ET RESPONSABILITE DE L’EDUCATEUR
La responsabilité de l’éducateur en cas d’accident, est engagée dès lors qu’un défaut
d’organisation est dûment constaté.
Ce défaut d’organisation peut résulter :
1 - Avant l’accident
D’un défaut de préparation de l’activité :

- Défaut de souscription d’une assurance

- Défaut d’information des adhérents sur les assurances de personnes

- Absence de consultation ou de prise en compte du bulletin météo

- Choix d’un site dangereux

- Défaut d’information sur les dangers d’un site : courants, baïnes,…
Equipement défectueux

- Manquant : pas de leash, pas de combinaisons,…

- Inadapté au niveau des élèves

- En mauvais état : aspérités, leash défectueux,…
Défaut d’évaluation de l’aptitude des participants et de l’environnement

- Initiation préalable inexistante ou insuffisante (Ex : exercice de bodysurf pour se familiariser
avec le milieu,.. )

- Mauvaise évaluation des capacité du sportif en fonction des conditions de mer (Ex : Débutants dans un shore-break)

- Etat de santé inconnu

- Etat physique et psychologique sous-évalué
Encadrement défectueux

- Inexistant ou insuffisant (non respect du nombre maximal d’élèves)

- Non diplômé (BE ou BF 2)

- Inorganisé
Défaut de surveillance

- Manque de vigilance, de surveillance, d’attention,…

- Manque de conseil

- Manque d’assistance
2 - Pendant l’accident
Si le moniteur ne prend pas toutes les précautions pour éviter le sur-accident, avant et pendant
l’intervention.
3 - Après l’accident
Secours défectueux

- Manque de matériel

- Matériel inadapté
Soins défectueux

- Manque de matériel (Ex : Trousse de secours incomplète ou dont le contenu n’a pas été
réapprovisionné)

- Soins défectueux (Ex : mauvaise évaluation de l’état du blessé entraînant une aggravation de
la blessure)
Défaut d’identification de l’auteur de l’accident
Défaut d’identification de témoins

PREVENTION DES ACCIDENTS
La prévention des accidents au quotidien résulte de conduites simples à tenir pour chaque
séance.
1 - Donner des explications précises sur les dangers potentiels du site choisi : bancs de sable,
courants, baïnes,…
2 - Mettre en place des procédures simples permettant d’orienter les élèves dans l’eau et de les
rappeler au bord : Etablir un code de communication gestuel
3 - Faire un échauffement : nuque, articulations des bras des jambes, du bassin
4 - Garder en permanence la totalité des élèves dans son champ visuel
5 - Gérer individuellement la fatigue de chacun afin de prévenir les situations dangereuses.
Raccourcir éventuellement la durée d’une séance si les conditions deviennent trop éprouvantes : froid, mer forte, courants,…
6 - Eduquer et conseiller les élèves sur des points concernant :

- l’alimentation

- se désaltérer

- se protéger du soleil
7 - Rappeler éventuellement quelques consignes concernant le comportement attendu d’un
groupe :

- le respect d’autrui

- de solidarité

- le respect du site

- entretenir des échanges et la communication avec tous les membres du groupe

- le respect du matériel
On attend de l’éducateur qu’il ait :
1 - Une attitude responsable : sécurité, respect des élèves,…
2 - Une attitude motivante pour l’ensemble de son groupe
3 - Une attitude dynamique : être un animateur
4 - Qu’il dispense un enseignement efficace :

- pertinence des situations mise en places

- pertinence des consignes

- pertinence de l’évaluation de ses élèves

CONDUITE A TENIR EN CAS D’ACCIDENTS
Chaque accident étant particulier, il est difficile de lister exactement la totalité des étapes. Ce
document n’a pas la prétention d’être exhaustif, mais traite simplement des points
incontournables.

PROCEDURE EN CAS D’ELEVES EN DIFFICULTES
* Brève intervention
Si l’intervention de l’éducateur ne nécessite pas plus d’une minute,
Si les autres élèves ne sont pas en difficulté et que l’océan ne présente pas de danger
particulier. Alors l’éducateur peut intervenir directement
* Intervention majeure
Si l’intervention de l’éducateur nécessite plus d’une minute,
si les autres élèves ne sont pas en difficulté et que l’océan ne présente pas de danger
particulier. Alors l’éducateur doit s’assurer, avant d’aller secourir l’élève en difficulté, que :

- les autres élèves sont en train de sortir de l’eau,

- une personne est chargée d’alerter les secours.
Si l’intervention de l’éducateur nécessite plus d’une minute,
si les autres élèves ne sont pas en difficulté mais que l’océan présente un danger particulier.
Alors l’éducateur doit assurer, avant d’aller secourir l’élève en difficulté, que :

- les autres élèves sont sortis de l’eau,

- une personne est partie alerter les secours.

PROCEDURE EN CAS D’ACCIDENTS GRAVES
1 - Dans la minute qui suit l’accident et votre intervention pour le prendre en charge :
Vous déclenchez les secours

- En période estivale et si vous êtes à proximité d’un poste de secours, vous alertez le poste qui déclenchera les secours

- En cas d’absence de poste de secours ou d’éloignement trop important du poste, vous prévenez vous-même les secours (portable, cabine téléphonique) ou faîtes prévenir les secours par un témoin.
Quels sont les renseignements utiles à donner au SAMU :

- le lieu précis de l’endroit où se trouve le blessé

- son état (pouls, ventilation, plaies,…)

- brièvement les circonstances de l’accident

- éventuellement le matériel de secours dont vous disposez sur place

- les gestes qui ont déjà été faits

- éventuellement dans le cas d’un téléphone portable, un numéro où il est possible de rappeler le secouriste
2 - Dans l’heure qui suit l’accident
Avertir le responsable de l’Ecole, du Club
Ouvrir un dossier pour y noter les données recueillies et tenir un chrono des appels téléphoniques relatifs à l’accident
Avertir la famille
Soutenir les personnes concernées par l’accident
Si l’accident est grave, prévenir le Maire de la Commune
3 - Le plus rapidement possible après l’accident
Identifiez et recueillir par écrit les dépositions et identifications (Nom, adresse, N° de tél, …) :

- du responsable de l’accident s’il y en a un

- des principaux témoins
Dater et faire signer ces dépositions
Etablir un procès-verbal de l’accident :

- circonstances

- lieu

- nature

- état de la mer, conditions de vague (bulletin météo)

- niveau des élèves

- moyens de sécurité mis en place : consignes, matériel ,…

- modalités d’intervention du responsable du groupe

- Etc,…
Faire signer ce procès verbal par les principaux intéressés : le fautif de l’accident (s’il y en a
un), les témoins,…
4 - Dans la journée qui suit l’accident
Déclaration auprès de l’assurance (Imprimé spécial)
Déclaration auprès de la DDJS ( (Avertir la DDJS et remplir l’imprimé spécial)
Rester en contact avec les parents de l’accidenté (mineurs) afin de faciliter leurs démarches : hospitalisation, déclarations, …

IMPORTANT :
En cas d’absence de poste de secours dans un périmètre proche, un seul et unique N° à faire, le
15 (SAMU), qui vous mettra en relation immédiate avec un médecin régulateur. Il se chargera
lui-même de prévenir selon le contexte les moyens les plus rapides et les plus appropriés au
lieu et au type d’accident auquel vous êtes confronté.
Evitez d’appeler le médecin local, pompier, CROSS,…

- 1 Le SAMU s’en chargera plus efficacement que vous

- 2 Vous risqueriez de parasiter et de ralentir le dispositif que déclenche le SAMU

TELEPHONE MOBILE
La majorité des appareils ont une puissance limitée. Pour vous connectez avec le 15, il faut
obligatoirement initier cette opération sur le point le plus haut (dune, falaise,….)

ANNEXE
Rappels sur la conduite à tenir en cas d’accidents graves

VENTILATION ARTIFICIELLE
La ventilation artificielle par insufflation (bouche à bouche, bouche à nez, bouche à bouche et
nez ou manuelle avec matériel) sera pratiquée dans 3 circonstances :
• si un arrêt ventilatoire est constaté
• si la fréquence ventilatoire chez un adulte est inférieure à 6 mouvements ventilatoires par
minute (c’est à dire si une pause entre 2 mouvements ventilatoires spontanés dure plus de 10
secondes). Il s’agit dans ce cas d’une forme de ventilation dite " inefficace "
• sur ordre d’un médecin
Volumes insufflés
Adulte : au minimum 0.6 litre (si possible, un volume compris entre 0.8 et 1.2 litre)
Enfant : l’insufflation doit être interrompue lorsque la partie inférieure du thorax commence à
s’élever. Le sauveteur doit bien surveiller son action pour adapter le volume à l’âge de l’enfant
Fréquence de la ventilation artificielle
Adulte : 12 à 15 insufflations par minute
Enfant : 20 à 25 insufflations par minute
Nourrisson : 25 à 30 insufflations par minute
Une insufflation doit être progressive.
Attention : une insufflation trop brutale passera dans l’estomac (ce qui peut provoquer un
reflux du contenu gastrique dans le pharynx, puis dans les poumons par régurgitation de l’air
(ou de l’oxygène) insufflé). Chez un adulte, une insufflation doit durer entre 1.5 et 2 secondes.
Si la victime vomit pendant la ventilation artificielle, interrompre immédiatement les
insufflations, tourner la victime sur le côté en bloc, bien nettoyer, aspirer la bouche de la
victime, la remettre sur le dos et reprendre la ventilation artificielle.

VENTILATION ARTIFICIELLE ASSOCIEE A UN MASSAGE CARDIAQUE EXTERNE
Si la victime est en arrêt cardio-ventilatoire, le sauveteur doit immédiatement pratiquer un
massage cardiaque externe (M.C.E.) associé à une ventilation artificielle (V.A.).
Un M.C.E. doit être impérativement associé à une V.A. (toujours faire circuler un sang
oxygéné).
Alternance compressions sternales/insufflations
1 sauveteur : 15 compressions sternales / 2 insufflations (ce qui correspond à un cycle)
2 sauveteurs : 5 compressions sternales / 1 insufflation (ce qui correspond à un cycle)
M.C.E. et V. A. à un seul sauveteur.
Les compressions sternales doivent être effectuées à un rythme de 80 compressions/minute.
Comme le sauveteur intercale 2 insufflations toutes les 15 compressions sternales, le nombre
réel de compression sera de 60 par minutes (ce qui représente 4 cycles).
Toutes les 2 minutes environ (entre 6 à 8 cycles), le sauveteur doit interrompre ses
manoeuvres pendant 5 à 6 secondes afin de contrôler une éventuelle reprise de pouls (auquel
cas il ne reprend pas le M.C.E., mais continue la V.A. si la victime n’a toujours pas de
ventilation spontanée efficace).
M.C.E. et V.A. à 2 sauveteurs
Les compressions sternales doivent être effectuées à un rythme de 80 à 100
compressions/minute.
Le sauveteur effectuant les compressions sternales, doit faire une pause de 1 seconde à 1
seconde ½, afin de permettre à l’autre sauveteur d’effectuer une insufflation.
Si les 2 sauveteurs ont commencé le M.C.E. et la V.A. en même temps, une prise de pouls
doit être effectuée à la fin de la première minute, puis toutes les 2 minutes. La prise de pouls
est effectuée par le sauveteur qui pratique le M.C.E. permettant ainsi au sauveteur pratiquant
la V.A. de continuer les insufflations pendant la recherche de pouls (5/6 secondes).
Dans le cas où la victime reprend un pouls (et éventuellement une ventilation) spontané(s), il
convient de contrôler la persistance de la reprise du pouls (et éventuellement de la
ventilation).

UTILISATION DU MATERIEL D’OXYGENOTHERAPIE
La combinaison du ballon autoremplisseur relié à une bouteille d’oxygène, avec un ballon de
réserve (" béret ") permet d’insuffler (ou inhaler) près de 100% d’oxygène.
En dehors de certains cas qui sortent du domaine de l’urgence, l’administration d’oxygène bien
conduite pour un temps limité (quelques heures) ; ne peut pas être nocive. Il convient donc
d’administrer de l’oxygène à toute victime en détresse chaque fois que cela est techniquement
possible.
Débit d’oxygène
Adulte : 15 litres par minute
Enfant : 3 litres par minute
Calcul de l’autonomie de la bouteille
Pression (lue sur le manomètre) X Volume d’eau de la bouteille = Volume d’O2 disponible
Volume d’O2 disponible / Débit = Autonomie en minutes
Exemple : Bouteille d e2 litres, gonflée à 180 bars
Autonomie théorique lors d’une ventilation artificielle chez un adulte :
(2 X 180) / 15 = 24 minutes
Autonomie réelle : retrancher 10%
24- 2.4 = 21 minutes
Lors d’un massage cardiaque associé à une ventilation artificielle, l’utilisation du matériel
d’oxygénothérapie ne peut se faire qu’en présence de 2 sauveteurs. Un sauveteur seul perdrait
trop de temps à replacer correctement le masque sur la victime lors du passage des
compressions aux insufflations.
Entretien

- Ne jamais graisser ou lubrifier un quelconque élément du matériel d’oxygénothérapie

- Ne jamais manipuler l’oxygène à proximité d’une flamme ou de tout objet incandescent

- Ne pas exposer la matériel à une chaleur excessive

- Vérifier régulièrement le matériel (en particulier la pression afin d’avoir toujours un
maximum d’autonomie)."